Le Conseil d'orientation sur les conditions de travail (Coct) s'est réuni hier pour dresser un premier bilan du plan d'urgence sur la prévention du stress, lancé en octobre dernier. Il était prévu que le ministre du travail présente aux partenaires sociaux, au cours de cette réunion, les listes des entreprises classées selon les mesures qu'elles ont prise ou non pour prévenir le stress. Sauf qu'entre-temps, les listes "orange" et "rouge" ont été retirées du site
Xavier Darcos défend sa méthode.
Pourtant, contre vents et marées, Xavier Darcos a défendu sa méthode. Il s'est félicité d'être allé au bout de sa démarche et des 125 000 connections enregistrées le 18 février, seul jour rappelons-le, où l'ensemble des listes ont pu être consultées.
En optant pour cette méthode, il est convaincu d'avoir fait le bon choix, en faisant " confiance aux entreprises " plutôt qu'en renforçant la réglementation ou en ajoutant une sanction financière.
Les listes republiées prochainement
Il ne compte donc pas abandonner son idée en cours de route : " Nous republierons une photographie dans quelques semaines, et ce que je crois, c'est que la liste rouge sera de plus en plus courte parce que l'alerte a été chaude pour les entreprises ", a-t-il déclaré à la sortie du Coct (
AFP). Le temps de permettre aux entreprises qui n'avaient " pas eu ou pris le temps d'aborder ce sujet complexe " (
AFP) de s'y mettre.
Il est donc certain que " dans les semaines qui viennent le positionnement en creux des entreprises qui ne font pas partie de la liste verte aura sur ces dernières un effet d'entrainement, qu'elles se soient déjà engagées dans la démarche ou qu'elles soient restées en dehors ".
Mais comment éviter de répéter le même scénario et de susciter les mêmes protestations ? Il compte pour cela s'appuyer sur la cellule stress de la DGT et sur les Direccte, auxquels il a demandé de recontacter les entreprises concernées. Les listes seront alors mises à jour " au fil du temps sur la base des données fournies par les entreprises ", a déclaré le ministre.
Etre classé en vert, un début pas une fin !
Mais les entreprises classées en vert ne doivent pas s'endormir sur leurs lauriers, a prévenu Xavier Darcos : " le positionnement en vert résulte d'informations factuelles données par les entreprises et ne constitue en aucune manière un label social ", a-t-il ainsi souligné (
AFP).
" La mobilisation comme la vigilance restent de mise même pour des entreprises classées en vert ", invitant les partenaires sociaux à "veiller" au sein des entreprises "à la qualité de ces accords ou de ces plans d'action".