Les jeux videos entrent dans les services RH
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11/03/2010

Les jeux videos entrent dans les services RH

C'est un fait ; les serious game (ou jeux apprenants) intéressent de plus en plus les DRH et les services formation. Les opérateurs qui développent ces jeux pour les entreprises sont présents en force au salon Solutions RH qui se tient jusqu'à ce soir à Paris. Etat des lieux.
Apprendre en jouant. Pour les pédagogues, la méthode est connue et éprouvée depuis longtemps. Les serious game la remettent au goût du jour.

Un nouvel outil d'apprentissage

Philippe Delanghe,  directeur commercial d'UNI learning, prestataire d'e learning présent en France depuis 1991, "les serious game sont souvent une extension du e-learning" ; ils utilisent l'ergonomie et les codes des jeux videos. "C'est un jeu video au service d'un objectif pédagogique ", résume Valérie Boudier, responsable pédagogique de KTM advance qui emploie 40 personnes.
En réalité, il n'existe pas un mais plusieurs types de serious game. Tout dépend de la demande du client et de son budget.
Ces jeux peuvent être de simples "quizz habillés" mais ne comportant aucun scenario. Il peut s'agir aussi de jeux comprenant un scenario linéaire. L'apprenant évolue dans un parcours mais n'influe pas dessus.
De plus en plus, se développent des serious game inspirés des jeux videos. ceux-là sont assortis de scenarios dynamiques dans lesquels le salarié joueur pourra influer, compte tenu de son comportement, sur le déroulement du jeu.


Mises en situations

Dans la plupart des cas, les serious game sont développés sur mesure, pour chaque entreprise. Les utilisations que les entreprises peuvent en faire sont multiples. "Nous réalisons beaucoup de mise en situations, explique Patrick Gadat, responsable commercial de Paraschool. C'est un support pédagogique qui permet aux entreprises d'inculquer à leurs nouveaux entrants les bons gestes professionnels ou les consignes de sécurité. Nous avons par exemple réalisé un jeu pour Renault à destination de ses acheteurs, un autre pour un groupe hôtelier pour former ses personnels de salle".
Comme l'explique Stéphane de Buttet, l'un des associés du cabinet conseil Simlinx qui aide les entreprises à définir leur cahier des charges et à choisir le prestataire qui va concevoir le jeu, "les serious game permettent de simuler toute une série de  situations professionnelles. Pour cette raison, la sécurité, le management et la maintenance sont des thèmes forts de ces jeux".
Mais ils peuvent aussi viser le grand public, les jeunes en particulier, diplômés ou non, que l'entreprise souhaite attirer. Qoveo a ainsi réalisé un jeu pour la fédération de la plasturgie qui y vante ses métiers. Paraschool a conçu Ace manager pour BNP Paribas qui peut ainsi valoriser sa marque employeurs auprès des jeunes; idem pour le jeu Moonshield développé pour Thalès par KTM. "L'entreprise a reçu par ce biais 8000 CV et 270 000 parties ont été jouées en ligne", explique Valérie Boudier. Une aubaine pour ces grands groupes qui veulent toucher les jeunes.
Dernièrement, arrivent sur le marché des jeux génériques qui ne sont pas développés spécifiquement pour un client. Ils concernent les fonctions transverses de l'entreprise. Hollodeck propose ainsi aux managers de s'initier au recrutement avec le jeu Recruit life.

Le coût moyen

Le coût moyen d'un serious game dépend bien sûr des options prises par l'entreprise et de la technologie mise en oeuvre : animation en 2D ou 3 D, scenarios dynamiques ou non. Stéphane de Buttet, du cabinet Simlinx, rapelle que "le prix d'un serious game dépend de la complexité du projet". Mais selon son expérience, "80 % des projets se situent à l'intérieur d'une fourchette de prix allant de 50 000 à 500 000 €" . Certains prestataires rencontrés sur le salon indiquent un prix d'entrée pour un jeu dynamique en 2D de 20 à 30 minutes entre 60 et 80 000 €.
Pour les jeux génériques, commercialisés souvent sous forme de licence, le coût descend autour de 600 € par utilisateur par an.

Définir ses besoins

Stéphane de Buttet attire l'attention des services RH sur la définition de leurs besoins. "Les facteurs de risques sont nombreux, explique-t-il. Les interactions techniques compliquées. Le principal danger pour le client est d'être confronté à un projet trop complexe dont le budget peut vite déraper ".

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